Comment Maintenir Intégrité Éditoriale Tout en Boostant le Content Commerce ?


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La monétisation des médias en ligne est un monde d’opportunités.

Mais pour les éditeurs de contenu qui n’arrivent pas à trouver un modèle économique viable et pérenne, garantir l’indépendance éditoriale face à la pression commerciale peut constituer un vrai challenge.

Surtout à l’heure où l’on constate clairement que le content commerce est un modèle de plus en plus plébiscité par les agences, les plateformes d’affiliation et les e-commerçants. Du côté des éditeurs également, l’adoption s’accélère.

Je t’offre de la visibilité, tu augmentes ma rémunération

Qui peut refuser une hausse de rémunération ! Elles sont toujours les bienvenues, n’est-ce pas ?

Chez Homelisty, on a tendance à les demander directement aux annonceurs pour lesquels on génère déjà de bonnes performances. C’est certainement le moyen le plus simple d’augmenter ses revenus sans augmenter son trafic.

Mais de plus en plus, on reçoit des demandes du type « l’annonceur ne travaille pas en frais fixe, mais il aimerait une mise en avant sur votre site. Que proposez-vous en échange d’une hausse de rémunération ? ».

Nous répondons toujours la même chose pour clarifier notre message et notre offre. Les opérations comme les articles partenaires fonctionnent avec des frais fixes car elles sont dédiées à une seule marque. Le budget permet de mettre en place la campagne et de dédier le temps et les ressources nécessaires à sa bonne exécution.

Une hausse de rémunération ne garantit pas une opération dédiée, ni même une inclusion dans un article. Encore moins une meilleure visibilité comme par exemple remonter la marque dans un article quand il s’agit d’une liste ou d’un classement !

Que ce soit un article édito pur ou un article shopping, au final, c’est l’équipe de rédaction qui choisit ou non de sélectionner les offres, les boutiques et les produits. C’est ce qui garantit notre intégrité éditoriale, et c’est ce qui construit la relation de confiance avec notre lectorat.

Si nous commençons à accepter de placer des annonceurs en « bonne position » dans notre contenu en échange de hausses de rémunération, je suis persuadé que le contenu sera beaucoup moins engageant pour les internautes.

Négocier un deal avec un annonceur n’est pas simple, mais gagner la confiance d’un internaute est bien plus compliqué. Nos clients et nos partenaires sont très importants, et notre équipe est toujours disponible pour les accompagner en leur proposant des solutions performantes et sur-mesure. C’est notamment la raison pour laquelle j’ai souhaité mettre en place notre Studio Homelisty. Mais j’insiste toujours (lourdement) auprès de notre équipe sur l’attention toute particulière que l’on doit porter à chaque visiteur qui prend le temps de découvrir un contenu sur Homelisty.com. Même un commentaire négatif mérite une réponse.

Les américains sont trop forts

Les américains sont les kings du marketing digital. On se défend pas mal en France mais très honnêtement si vous souhaitez savoir quelles seront les tendances les prochains mois dans l’hexagone, il suffit de regarder ce qui se passe de l’autre côté de l’atlantique.

Le content commerce est un sujet ultra chaud aux USA, depuis quelques temps déjà. Les gros médias ont déjà tous adopté le modèle. Pour les plus curieux, il suffit même de regarder les offres d’emploi des principaux éditeurs de contenu pour se rendre compte à quel point ils sont tous en train de monter des équipes de Content Commerce. Si vous travaillez dans le contenu en ligne et que vous cherchez un job d’avenir sur les prochaines années, ajoutez des compétences comme l’affiliation et le copywriting à votre CV.

Pour garantir l’indépendance éditoriale, les américains utilisent le concept de church and state qui permet d’expliquer cette séparation entre les équipes « ventes » et éditoriales. C’est un modèle qui est bien entendu fortement discuté en ce moment avec l’avénement du contenu sponsorisé et des éditeurs qui investissent dans des ressources de content commerce ou des studios créatifs pour les annonceurs.

Je pense qu’il est très important de bien distinguer le contenu partenaire, le contenu commerce et le contenu éditorial classique. L’intégrité d’un média en ligne, sur le long terme, dépend de cette séparation entre l’édito et la publicité. Les hausses de rémunération ou les budgets ne doivent donc pas influencer l’aspect éditorial classique des contenus.

Chez Homelisty, les recommandations de produits ou de services que vous trouvez dans notre contenu (hors article partenaire), ne sont jamais payées par les marques ou les annonceurs. En tant que fondateur du site, je n’ai même pas mon mot à dire ! Si le responsable édito ou un contributeur choisissent de présenter un produit ou une marque, c’est leur choix et du moment qu’il est motivé et contextuel, nous l’acceptons. Au final, c’est tout simplement savoir si ce choix permet d’illustrer l’article et de fournir à notre audience des recommandations pertinentes.

La ligne à ne pas franchir

Quand un éditeur de contenu commence à accepter une rémunération quelconque en échange d’une inclusion dans un article éditorial classique, c’est le début de la zone grise ! Est-ce que ça veut dire que nous ne sommes pas en discussion avec les marques et les annonceurs ?

Le fait de séparer contenu édito et contenu partenaire / contenu commerce ne veut pas dire pour autant que nous sommes hermétiques aux discussions avec les partenaires. Au contraire.

Notre équipe du Studio Homelisty accepte bien évidemment les présentations des marques, des e-commerçants et des annonceurs. Nous encourageons même les partenaires à nous communiquer régulièrement les nouveautés, les produits « qui marchent » et les offres. Mais au final, c’est le contributeur ou le responsable éditorial qui choisit ou non d’insérer une recommandation dans le contenu.

Une marque ne peut pas « acheter » sa présence dans un article éditorial Homelisty ou un article content commerce. C’est la raison pour laquelle nous offrons nos solutions d’articles partenaires. Pour une éditeur de contenu, le risque de servir les intérêts des marques et des annonceurs au profit de son audience est très élevé.

Les liens vers les boutiques e-commerce ne sont pas influencés par les commissions ou les partenariats. L’équipe éditoriale ainsi que les contributeurs sont libres de choisir les boutiques et les produits qu’ils souhaitent présenter dans leurs articles. Notre règle est de toujours indiquer à notre audience les ressources les plus utiles, selon le contexte de l’article.

Bien entendu, nous sommes également conscient que ces lignes directrices ne peuvent couvrir 100% des cas pour maintenir notre indépendance éditoriale. C’est pourquoi nous essayons de repenser régulièrement à ces différents concepts. Nous sommes également très attentifs aux retours et commentaires de notre audience.

Comment arrivez-vous à maintenir votre indépendance éditoriale tout en maximisant vos partenariats ?

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